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2015-01-10T10:40:41+01:00

Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam

Publié par chloé
Que ta volonté soit faite de Maxime Chattam

La 4eme de couverture:

Pour son vingtième roman, Maxime Chattam s’amuse à dresser le portrait d’une petite ville du Midwest américain des années 60 jusqu’au début des années 80, avec pour fil rouge l’évolution de Jon Petersen, un pervers psychopathe, de son enfance jusqu’au point culminant de sa sinistre carrière criminelle. Un roman noir à l’écriture et à l’atmosphère uniques dans la carrière de l’auteur, où tout converge vers un final aussi étonnant qu’imprévisible.
Que ta volonté soit faite est non seulement un voyage à Carson Mills, mais aussi dans ce qui constitue l’essence même du roman policier, la vérité et le crime. On songe bien sûr à Stephen King (une bourgade à la Norman Rockwell où tout le monde connait tout le monde, un vieux shérif obstiné, le poids de la religion, les secrets de famille…) et parfois aussi à Jim Thompson

Mon avis:

Voilà, je viens de finir de dévorer le dernier Maxime Chattam! En quelques mots: captivant, sombre à souhait, une description du mal tellement réaliste que l'envie de supprimer ce Jon grandit en nous.

Tout commence avec un premier chapitre éloquent, qui donne le ton. La violence de Jon nous est décrite brutalement, sans fard. A partir de cet instant, on est sur nos gardes. Le narrateur, qui se décrit comme notre guide, va nous mener, de la prime enfance jusqu'à l'âge adulte de Jon. Nous seront dévoilées les circonstances de sa naissance, et qu'est ce qui a fait de lui un monstre, si une explication trouve grâce à nos yeux. En effet, le grand-père de Jon en est persuadé: il y a quelque chose de pourri en lui et rien ni personne ne pourra le changer, pas même une éducation des plus dures.

Le petit village où se passe l'action, Carson Mills, est une bourgade calme, où les habitudes des villageois semblent figées dans le temps. Les ragots, les cancans, les ont dits, tout tourne autours de l'image que les citoyens se feront de leurs voisins. Il faut rester digne et ne pas attirer l'attention.

Les antagonismes religieux sont présents: entre méthodistes ou luthériens, la guerre est froide. Il ne faut pas faillir à son clan. L'ambiance est donc glaciale, et on sent qu'en grattant le verni de la bienséance, on peut trouver une couche plus sombre: celle des "chacun pour soi".

Le shérif, Jarvis Jefferson a enchaîné les mandats. C'est un homme obstiné, pour qui les habitants de Carson Mills sont si importants qu'il est prêt à ne rien abandonner s'il doit trouver solution à un problème.

Maintenant que je vous ai brossé le tableau sombre du décor, je peux faire la comparaison entre cette ambiance et celle des romans de Stephan King: un village figé dans le temps, une ambiance lourde, comme une brume pour glacer le sang, des personnages égocentriques, mêlant bas peuple et quartiers chics.

C'est dans cette toile que va évoluer, Jon Petersen: dénué de sensibilité, se sachant corrompu, mais aimant la souffrance d'autrui, ce personnage vous donnera le dégoût que Maxime Chattam cherche à nous apporter.

Une merveilleuse plume, comme d'habitude, m'a donné l'envie de relire certains passages.

"L'encre n'est que le reflet d'un besoin, d'un dessein, lequel s'écoule selon l'attraction de celui qui tient la plume, sauf lorsque ses propres convictions sont dépassées par la détermination d'un bouillonnement supérieur."

"Et au fond, ce qui perdure, la rémanence émotionnelle définitive d'un livre dans la mémoire, c'est bien chaque lecteur qui se la construit, avec ses échelles d'intensité propres. En ce sens, le livre échappe au contrôle de son auteur, quelque soient les procédés mis en oeuvre pour en maîtriser l'impact."

Voilà tout ce que je peux vous dire pour vous attirer dans les filets de Maxime Chattam.

Les apparences sont trompeuses...

Ma note: 4/5

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